Partir vivre en Mayenne, une douce folie ?

Quand nous avons annoncé à notre entourage que nous envisagions de partir vivre en Mayenne il y a un peu plus de deux ans aujourd’hui, comment vous dire ? Les réactions ont été assez virulentes, jugeantes, moqueuses, horrifiées,…

Et j’en passe… On ne s’est pas laissé démonter on ne pouvait surtout plus reculer.  

En effet, j’avais accepté un nouveau job, nous avions posé le préavis de départ de notre logement,…

En un mois top chrono, on était à Laval dans une nouvelle maison avec mon homme, ma fille, nos meubles, nos cartons et plein de questions dans la tête. 

Partir vivre en Mayenne était donc une douce folie ?

Je suis plutôt quelqu’un qui a capacité à s’adapter à l’environnement où je vis. Quand j’arrive quelque part, je sais souvent que ce n’est pas pour toujours. D’ailleurs, “pour toujours” n’existe pas dans mon langage immobilier. Si vous saviez le nombre de déménagements que j’ai effectué enfant ou adulte. Je n’ai plus assez de mes dix doigts.

Quelques “On dit…”

Découvrir un département sans connaître les quelques “On dit …” à son sujet : IMPOSSIBLE ! Par “on dit” j’entends les clichés, préjugés, à priori glanés ici et là concernant la Mayenne.  Si vous êtes mayennais, un conseil, passez au paragraphe suivant !

“On dit qu’en Mayenne il y a plus de vaches que d’habitants !”

“On dit que si tu souhaites éviter la fin du monde, il faut aller vivre en Mayenne ou en Sarthe. Comme ils ont dix ans de retard, tu gagnes dix ans sur la fin du monde”

Ces gentillesses et blagues un peu lourdes nous démontrent au combien la Mayenne ne laisse pas complètement indifférent. C’est déjà un bon point ou pas ?.

Pourquoi partir se perdre là-bas ?

Et oui, on peut se le demander ! Qu’est ce qui nous a pris en juillet 2013 ?

Je ne pense pas vraiment me tromper quand je dis que vous pourriez aimer la Mayenne si…

  • Vous  souhaitez un équilibre rare entre vie familiale et professionnelle,
  • Vous aimez la nature et les chevaux. Oui, qu’on se le dise, mieux vaut apprécier la campagne, le calme, l’espace,…
  • Vous adorez les bonnes surprises : les prix de l’immobilier sont assez bas dans le département. Si vous cherchez de l’espace, c’est par ici que ça se passe ! (Et je fais des rimes en plus). 
  • Vous envisagez de garder le contact avec Paris (1h30 en train) ou la mer (Dinard ou Pornichet en 2h de voiture).
  • Enfin, ici on vit dehors au maximum. On quitte la ville en moins de 10 minutes du centre ! Quand il fait moins beau, on met les bottes et on sort quand même. La campagne, les forêts environnantes sont des terrains de jeu inépuisables. Et vive les piques-niques dès le retour du printemps !

Ils sont sympas les mayennais ?

Alors oui ils sont sympas les mayennais. Et très accueillants. En bref, ils ne sont pas si différents de nous les Bretons (Laval se trouvant à 45 minutes en voiture de la frontière, rien de bien surprenant). 😉 

Par contre, je déconseille de critiquer les agriculteurs. Ici beaucoup de gens en ont au moins un dans leur entourage !

Ni les chevaux d’ailleurs.

Ou encore les sportifs (c’est impressionnant le nombre de personnes qui courent ou font du vélo ici. Moi qui ne suis pas sportive pour un sou…)  😉

Comme je n’ai pas l’habitude de critiquer qui que ce soit, tout va pour le mieux. 

Et j’ai eu l’occasion de rencontrer quelques joyeux spécimens lors d’un apéro twitter de la #teammayenne tout dernièrement. 

Le bilan, presque trois ans plus tard

Pour notre part, le bilan est plutôt positif.

  • Laval est une ville bénéficiant de tous les services qui me sont utiles avec deux enfants en bas âge. Il existe une offre culturelle intéressante. Certes, il n’y a pas une profusion de festivals, sorties,… comme à Rennes. Mais avec deux enfants, j’ai aussi un peu moins de temps. Je suis plus attentive alors qu’à Rennes, sans vraiment chercher, on trouvait toujours un truc. Aujourd’hui je sélectionne, j’anticipe. 
  • Nous allons beaucoup plus régulièrement à Paris (1h30 en train, c’est génial !) voir la famille. 
  • Pour la mer, c’est râpé. Dans mon esprit de bretonne, c’est compliqué de faire deux heures de voiture pour aller passer une journée à la mer. Vivre en Mayenne ne change rien. Je ne le faisais déjà pas quand je vivais à Rennes (syndrome de celle qui a vécu toute son enfance en bord de mer). 
  • On s’est acheté une petite maison en centre-ville à rénover, je vous en parlerais de temps en temps sur le blog prochainement. 

En conclusion, partir vivre en Mayenne n’avait rien d’une folie douce.

Et oui, la vie y est assez douce finalement. 

Et vous, où vous a conduit votre folie douce ?

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7 Comments

  • Oh merci pour ce joli article sous forme de bilan
    La Mayenne elle me parle depuis longtemps, c’est la terre de mon homme et pourtant il n’en est pas le meilleur ambassadeur
    J’ai découvert le halage il y a quelques années à vélo et j’en garde un excellent souvenir.
    C’est tout à fait le genre d’endroit où j’imagine une vie de famille douce, dans une ville à taille humaine, avec du potentiel pour entreprendre.
    A bientôt pour de nouvelles aventures
    J’aimerais bien rejoindre la #TeamMayenne 🙂

  • Quand la folie est douce alors tout va bien… La mienne m’a conduit avec bonheur au Pays de Galles, puis en Touraine, et j’ai eu plaisir à revenir dans ma Loire-Atlantique natale, depuis 10 ans.

  • Très joli blog. Merci pour le retour d’expérience.
    Chez nous, on se prépare à couper le cordon, quitter la fameuse région parisienne qui nous étouffe à petit feu. Les changements professionnels sont déjà en cours, pour retomber sur nos pattes. Cap sur Niort qu’on ne connaît pas mais où mon homme aurait un bon job, moi une reconversion bien anticipée, les enfants les bottes au pied, de l’horizon plein les yeux, la mer à 45 minutes (j’ai le coeur breton, besoin d’iode à tout moment)… On termine la façade et on met notre maison en vente au printemps prochain, le temps d’accoucher et de profiter de la proximité des parents pour gérer nos bientôt 3 enfants.

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