En suivant les conseils de tchèques que nous avons rencontrés lors de notre séjour en République Tchèque, du côté d’Ostrava, nous nous sommes rendus aux camps d’Auschwitz et Birkenau, dans la ville d’Oswiecim en Pologne (une heure de route à peine). Une visite non prévue au programme.

Il s’agit du plus grand camp de concentration et d’extermination du 3ème Reich.

Un camp immense.

Une visite qui nous a pris plusieurs heures.

Une visite dans le froid.

Une visite froide.

L’horreur à chaque coin du camp.

La réalité de la Shoah. Crime contre l’humanité. Génocide.

La tristement célèbre entrée du camp d’Auchwitz.

Oswiecim Auschwitz-Birkenau

Il fait froid en ce mois d’avril et le temps est maussade. A l’image de ce que pouvaient vivre les personnes qui arrivaient ici (et survivaient au trajet en train).

Auschwitz, c’est le 1er camp. Le plus petit et le plus ancien.

Oswiecim Auschwitz-Birkenau

Nous découvrons les différents blocs. Crescendo, l’horreur progresse.

Oswiecim Auschwitz-Birkenau

Oswiecim Auschwitz-Birkenau

Oswiecim Auschwitz-Birkenau

Il n’y a pas trop de monde au départ de notre visite guidée (indispensable pour comprendre l’ampleur du génocide). J’ai trouvé que les visites étaient organisées de façon assez étrange.

On parle de musée, plutôt un lieu de mémoire selon moi.

Les français ont une étiquette à coller sur leurs vêtements pour se repérer entre eux et être identifiés par le guide. Il en était de même pour les autres nationalités. J’ai trouvé cela d’assez mauvais goût.

Nous étions assez nombreux. Nous nous sommes retrouvées à nous croiser par groupe, dans des couloirs étroits, en file indienne.

Oswiecim Auschwitz-Birkenau

J’ai vraiment eu besoin d’espace à un moment donné. Surtout lors de la découverte des différents salles où sont entassés dans des vitrines différents objets appartenant aux déportés : valise, chaussures, prosthèses orthopédiques, lunettes, brosses, peignes, vaisselle,…

La salle qui m’a le plus impressionné est celle où il y a cette vitrine immense avec tous ces cheveux humains. Une montagne de cheveux humains. J’en ai encore froid dans le dos.

Auschwitz ne devenant pas assez productif, il a fallu construire celui de Birkenau. Mes mots sont terribles mais ils reflètent l’état d’esprit de ce qui s’est tramé ici. Ni plus, ni moins.

Oswiecim Auschwitz-Birkenau

Je vous livre quelques derniers clichés qui parlent d’eux-mêmes de la froideur et de l’immensité de ces lieux.

Oswiecim Auschwitz-Birkenau

Oswiecim Auschwitz-Birkenau

Toutes ces cheminées à perte de vue, les blocs, les lieux de torture, les expériences médicales, la sélection, la vie des SS sur le camp, l’insouciance de la vie de Rudolf Höss sur le camp avec sa femme et ses cinq enfants, sa pendaison sur le camp en 1947 (la potence est toujours présente),…

Je n’ai pris aucune photo des chambres à gaz et fours crématoires. Ma limite s’est posée là. Ça restera en moi. Je trouve forte cette photo de mon père, de dos, marchant le long des barbelés, les épaules chargées du poids de l’histoire.

Oswiecim Auschwitz-Birkenau

J’ai trouvé nécessaire de m’y rendre car cela m’a permis de prendre l’ampleur de la réalité.

Mettre en réalité ce que des documentaires ou livres ont pu montrer est important.

Le témoignage que livre ce lieu est fort.

L’humain est capable de tout. Du pire comme du meilleur. Nous nous devons de nous en souvenir.

Oswiecim Auschwitz-Birkenau
Oswiecim Auschwitz-Birkenau

Oswiecim, c’est aussi la réalité d’une ville qui tente de vivre et se construire, loin de ce camp. C’est loin d’être simple.

Un article un peu plus historique et différent des autres qui composent le blog.

La réalité du voyage, c’est aussi découvrir des réalités douloureuses.

Je souhaitais vous témoigner cette expérience pourtant si difficile à partager.
Oswiecim Auschwitz-Birkenau

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