Quand voyage rime avec déception

Appeler son blog Jolis Voyages pourrait augurer un point de vue bien tranché. Mais malgré ce titre un peu fleur bleue je vous le concède, je suis aussi pleine de réalisme. Le voyage rime donc aussi parfois avec déception, pour moi comme pour vous.

Qui n’a jamais été déçu d’une destination, d’une organisation, d’une visite ? Mal à l’aise avec une ambiance ? Eu la sensation de ne pas avoir vécu ce qu’il pensait vivre lors d’un voyage ?

Je vais commencer mon propos en partageant avec vous quelques souvenirs décevants à mes yeux. Il ne s’agit là que d’expériences car aucun de mes voyages n’a été profondément décevant en soi. 

Retour d’expériences

  • Amsterdam : lors de notre escapade à Amsterdam, le quartier rouge ne pas pas laissé insensible. Loin d’avoir été choquée, j’ai trouvé attristant le spectacle offert par ces groupes d’hommes alcoolisés fêtant un enterrement de vie de garçon ou je ne sais quoi d’autre et bavant devant les vitrines où s’exposaient des femmes. Certes, je m’attendais à ce genre de spectacle mais y être plongée ne m’a pas convenu. 
  • Rome : j’avais pas mal d’espoir en la découverte par mes propres yeux de la Chapelle Sixtine. Il n’en a été rien. Je n’y ai vu qu’un lieu très bruyant malgré les appels au silence des gardes. Cette chapelle est vraiment victime de son succès et de son statut de lieu d’incontournable à faire lors d’un passage à Rome. 
  • Auschwitz : le tristement célèbre camp de la mort est aussi victime de son succès. Qu’un certain nombre de personnes viennent fouler ce sol où tant de personnes ont été torturées ne me gêne pas en soi. Par contre, l’organisation des visites guidées est absolument pathétique. Les français ont une étiquette à coller sur leurs vêtements pour se repérer entre eux et être identifiés par le guide. Il en était de même pour les autres nationalités. J’ai trouvé cela d’assez mauvais goût. Nous étions très nombreux. Nous nous sommes retrouvés à nous croiser par groupe, dans des couloirs étroits, en file indienne. En un mot  : glauque. 

Ces trois exemples illustrent bien au combien les visites de lieux touristiques très prisés, incontournables, « to do list », nous font parfois vivre des expériences très désagréables. 

Amsterdam coup de coeur (110)

Des lieux à succès

Qui dit lieu touristique, incontournable, « must see » dit touristes. Ça va de pair. Et même si on s’y attend, il est vraiment possible de se faire surprendre par l’ampleur de la chose. La foule sur la Place St-Pierre à Rome en est un bon exemple, croyez-moi.

Un « conseil » que je lis régulièrement sur les réseaux sociaux : éviter les touristes. Et nous, on est quoi alors ? Oui, nous sommes des touristes. 

Tout d’abord, je pense que cela dépend de ce que vous recherchez en voyage : un lieu sauvage, de la solitude, une ambiance, des rencontres,…

L’un des voyages dont je garde le plus doux souvenir est mon séjour en Pologne. Et cela tiens entre autre au fait que nous avons été assez tranquille durant le séjour, loin de la foule, une parenthèse au fin fond de l’Europe.

Et il s’agit aussi d’une question de temps. Doit-on anticiper notre voyage ou se faire surprendre par l’imprévisible : voir Piccadily Circus vide de voitures et noire de monde à l’occasion de la Fête des Lumières de Londres. Une expérience qui vous change toute une place et le ressenti, souvenir, que vous aviez à son égard.

Ou encore ce que nous avons vécu à Rome : devoir arpenter la ville à pied afin de regagner notre logement pour cause de suppression des moyens de transports en lien avec des manifestations de jeunes contre Mario Monti. 

Les souvenirs et les sentiments se construisent donc aussi en lien avec les conditions de visite de certains lieux. 

Chocholow Pologne

Le poids des images

Qui n’a jamais eu la désagréable sensation d’être anesthésié par toutes ces images, ces personnes qui prennent les mêmes photos. Sans cesse, sans fin.

Et les partagent. Sans cesse, sans fin. Je participe aussi à cela et ça a vraiment quelque-chose d’effrayant parfois. 

Arrêtons d’être naïf en imaginant trouver un lieu aussi superbe Photoshopé que les images qu’on nous vend partout.  Nous ne pourrons pas y échapper complètement de toute façon.

Toujours courir après l’original, c’est d’un fatiguant parfois ! Au risque de commencer à se lasser ou être lassant.

Restons critique mais continuons à voyager, à photographier. Et à utiliser nos appareils photos. Expérimenter les fonctionnalités.

L’image a aujourd’hui beaucoup de poids. Parfois bien plus que les mots. Et c’est fort dommage car selon moi l’un ne doit pas se substituer à l’autre. 

Comment tenter d’y remédier ? 

Concernant la question du poids des images, cela reste compliqué. En effet, hormis se couper du monde et ne plus utiliser aucun média, cela reste mission impossible. Et il serait bien naïf de croire le contraire, non ? Et par la même occasion vraiment dommage de s’en priver. 

  • Se limiter : Pour notre prochain voyage, j’ai envie d’être submergée. Alors je fais assez attention. Je ne vais pas à la chasse aux infos : je l’ai fait il y a quelques semaines au moment des réservations mais maintenant que le voyage approche, je me limite.

J’ai envie de me laisser emporter par les personnes qui vont nous accueillir. En tant que locaux et expat’, ils vont m’emmener visiter leur ville, leur pays, leur lieu de vie. Et je prendrais aussi ma part d’initiatives et de découvertes une fois sur place. 

Il est possible que je loupe un truc ENORME qu’on ne peut pas rater comme je l’ai fait à Bruxelles il y a bien des années en n’allant pas visiter l’Atomium. Je n’avais rien préparé, je ne l’ai pas cherché ni même pensé à aller le voir. Ce sera pour une autre fois. Même si cela laisse souvent les gens perplexes. 

« Quoi ? t’as pas vu l’Atomium alors que tu es allée à Bruxelles ? »

  • Une autre alternative : la lecture. Préparer un voyage, c’est aussi selon moi le découvrir par ses auteurs, son histoire ou des récits de voyage. Loin des images qui nous limitent ou nous donne cette sensation de déjà vu, les mots nous permettent de mettre en images des lieux que nous découvrirons ensuite de nos propres yeux.  
  • Se rendre dans des lieux moins touristiques : l’idée n’est pas de chercher des destinations inconnues, courir après l’original, aller là où personne n’a encore réalisé un billet pour un blog. Selon moi, il s’agit plutôt de tenter d’avoir une vision plus complète d’une destination, loin des lieux touristiques et/ou incontournables. 

Parfois, je me pose cette question en tant que jeune maman : à trop tenter d’éveiller la curiosité de mes enfants, ne deviendrons-ils pas des êtres blasés, ayant la sensation d’avoir vu beaucoup (à défaut d’avoir tout vu), avec la sensation d’être difficile à contenter ? 

En somme, tout est surement question d’état d’esprit : à trop espérer, sommes-nous déçus ? Sans aucune attente, est-ce mieux ?

Mais je reste une éternelle optimiste : le monde nous réserve encore et toujours de belles surprises. Tout est alors question d’enthousiasme et de désir. Qu’il faut continuer à cultiver et s’émerveiller devant son globe. 

Qu’en pensez-vous ?

Je termine avec cette citation de Marcel Proust, mon auteur chouchou !

Le seul véritable voyage, le seul bain de Jouvence, ce ne serait pas d’aller vers de nouveaux paysages, mais d’avoir d’autres yeux, de voir l’univers avec les yeux d’un autre, de cent autres, de voir les cent univers que chacun d’eux voit, que chacun d’eux est. Marcel Proust

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26 Comments

  • C’est une vaste question que tu poses là… Oui, il peut y avoir parfois des déceptions. Oui, on peut être mal à l’aise à un endroit donné. Oui, on peut se retrouver au milieu de la foule et ne pas profiter autant qu’on l’aurait aimé d’un lieu… Mais Est-ce-que ce ne sont pas aussi ces déceptions qui nous font d’autant plus apprécier le reste ? N’avons-nous pas aussi besoin d’être déçus pour profiter encore plus de ce qui ne nous pas déçus ? Ne faut-il pas parfois être déçu pour garder l’esprit ouvert à de jolies surprises ?

    On cherche tous à partager de belles images (avant les blogs, on faisait des séances diapos en famille, c’est le même principe au départ… juste que maintenant le public est plus large). Tu as raison de te demander comment « échapper » à cet afflux d’images pour ne pas trop gâcher le plaisir de la découverte…
    Pour ma part, c’est simple : je suis devenue championne en improvisation ! Déjà, j’ai tendance à décider très tardivement d’où je vais aller, mais ensuite je ne fouille pas le net à la recherche d’infos, et je pars avec un seul guide (et assez peu illustré). Sur place, je me laisse guider par mon instinct, les gens que je rencontre, un nom sur un panneau indicateur, un lieu qui me fait de l’œil…. Je n’ai pas de programme précis (et tant pis si je passe à côté de l’incontournable : on ne peut pas tout voir, tout faire, il faut faire des choix de toutes façons et tout choix est recevable : faire ce qui te plait ou faire comme les autres, tant que tu es en phase avec ce choix)

    • Oh oui très vaste et qui méritera complément dans un autre billet ! L’improvisation est un bon parti pris mais dont tout le monde n’est pas capable ! C’est vraiment propre à chacun et à nos façons de voir la vie et voyager !

  • J’étais super déçue par Florence l’été dernier, peut être parce que je l’avais trop idéalisé.
    J’étais subjuguée par Sedona, alors qu’on n’en parle très peu dans les guides. Qui connait Coconino ?
    Maintenant, j’ai décidé d’aller là où on ne m’attends pas, de prendre les cheminsvou il n’y a personne ou peu de monde, même dans les mieux dit super touristique.
    Parfois, détourner la tête nous permet de trouver ce qu’on cherche.

  • Tes questionnements autour de la parentalité sont intéressants. Nos enfants sont aussi éveillés que d’autres à une époque mais avec une ouverte sur le monde plus importante et plus réelle (moins dans les livres, davantage dans l’expérience et les médias selon moi).
    Et oui ce n’est pas simple de se désintoxiquer des images !
    J’ai été déçue par Barcelone que je trouve bien trop touristique et donc cliché !

  • On est un peu toujours tiraillé entre les incontournables, les sentiers battus et les « hors sentiers battus ». Courir après l’original peut en devenir grotesque ! très ambivalent tout ça, le propre de l’humain et une question de valeurs ?
    tes post sur la Pologne sont très sympas à ce sujet.

  • La déception fait partie du voyage non ? On a l’impression qu’en suivant un guide, on ne sera pas déçue et pourtant … Sans vivre des expériences non préparées, on ne vit pas grand chose je pense. Et il est évident que l’on ne peut pas avoir le coup de cœur partout non plus.

  • Un sujet bien profond et très bien écrit. Les voyages selon moi faut les faire en se laissant surprendre. Je ne sais pas si vous avez parcouru mon blog mais le voyage en Irlande a été complètement pas préparé. Alors certes une fois sur place j’ai pris des car a touristes lol mais j’ai visité tel ou tel endroit grace a des Irlandais qui étaient a coté de moi a l’avion et m’ont recommandé tel ou tel endroit et ensuite la réceptionniste a l’hôtel m’a proposé de le faire avec une compagnie de car( buisness is buisnees elle devait prendre une com) mais néanmoins grace a ce moyen j’ai trouvé des endroits splendides dont certains la prochaine fois je l’ai visiterai moyenant location de voiture et dont heures a touristes plus les endroits et villes qu’il me reste a visiter en Irlande. Concernant Auschwitz n’est ce pas la un moyen intelligent cette gène d’étiquetage de vous(nous) mettre a la place des Juifs? nous sentir comme des cibles?

    • On a tous pris des cars ou attractions à touristes un jour !! S’il s’agissait d’un moyen de sensibilisation, il est dommage qu’il n’est pas été expliqué, mis en mots par le guide. Dans la foule, se recueillir devient impossible. Auschwitz est selon moi victime d’un tourisme de masse aujourd’hui. Merci d’avoir partagé ton avis ici ! j’ai déjà découvert ton blog mais je vais retourner voir les articles concernant l’Irlande, que je ne connais pas ! Bonne soirée

  • Nous aussi nous détestons les foules. Nous sommes plutôt des voyageurs solitaires et nos meilleurs souvenirs sont quand nous sortons ses zones touristiques et marchons (ou pédalons) pendant des heures au hasard des rues. C’est aussi la raison pour laquelle on se lève très tôt en voyage : Pour avoir la paix (quand c’est possible). le seul moment où nous apprécions la foule c’est pendant les festivals de musiques 🙂

  • Moi, je ne crois pas avoir été déçue par un lieu en voyage, tant je suis enthousiaste d’être en voyage. Par contre déçue par le comportement humain, ça, très souvent ! Mais j’arrive toujours à différencier le lieu de ses visiteurs. On ne peut pas en vouloir à la masse de s’agglutiner dans les plus beaux lieux par contre on peut lui en vouloir de ne pas les respecter (ton ex à la chapelle Sixtine en est un exemple). Ce sont ces comportements humains qui moi me donnent envie de crier, d’ailleurs j’ai un souvenir au musée d’Orsay, où j’ai pété un câble et j’ai hurlé (mais vraiment hurlé!) NO FLASH BORDEL DE MERDE à un troupe de japonnais qui ne regardaient pas les tableaux mais ne contentaient de les prendre en photo à 20 cm de la toile avec le flash … si tout le monde fait ça, dans 10 ans, l’oeuvre n’est plus. L’absence de respect des gens pour les lieux qu’ils visites, ça, ça me rend dingue. Maintenant, on essaye de passer « entre les foules » : on se lève aux aurores pour profiter des lieux/musées/monuments les plus touristiques le matin (le touriste en tong est un lève tard), et l’après midi, après une petite sieste 🙂 , on erre dans les rues selon notre volonté sans chercher à faire/à voir… je pense que nous avons trouvé un équilibre pour éviter de trop les gens les plus bêtes :p
    Mais force de constater, qu’il faut toujours aller plus profond dans la forêt pour les éviter !

  • Comme toi, souvent les très grands sites trop surchargés me décoivent. On tente toujours d’y être dès l’ouverture pour en repérer la substance originelle. De plus je ne vais pas sur les blogs quand je prépare un voyage… je cherche juste les infos très pratique horaire etc et je fais defiler à toute vitesse pour ne pas voir les photos! C’est ma facon de rester surprise sur place. Un bon vieux guide papier et un livre d’une histoire me permettent de rever avant de partir en tentant de ne pas trop idealiser!

  • Ton billet est très intéressant. Comment ne pas faire le touriste quand on va à l’étranger ? J’ai souvent honte de mes compatriotes quand je voyage ! Il y a des choses que je ne ferai jamais , par exemple en Malaisie il y a des visites organisées dans des villages indigènes pour voir la vie des autochtones, ça me choque profondément ! Ou les balades à dos d’éléphant , les tigres drogués en Thaïlande qu’on peut câliner comme de gros chats…tout ça m’attriste.

  • Merci pour ce bel article Lilie, tout en sincérité.
    Tu mets des mots justes sur ce que j’ai parfois ressenti en voyageant. J’avais « vu » et « fait » les incontournables mais je ne me sentais pas satisfaite de mes voyages. Je pense que jeune voyageuse, j’avais peur de rater les incontournables. Mais qu’avec le temps, je prends plaisir à passer à côté d’eux pour prendre plus le temps de vivre à l’heure locale.

    Je garde un souvenir ému de Rome. Nous y étions au moment de l’ordination du Pape, mais nous avions visité Saint Pierre quelques jours avant et nous sommes allés visités à l’arrache un autre quartier. A notre retour, on me dit « Ah tu étais à Rome pour voir le Pape! » et j’ai répondu « Non je n’avais pas demandé d’audience » en rigolant. Dans le regard de mon amie, c’est comme si j’avais raté l’événement du siècle….!!!

  • Jolie réflexion! J’ai eu pas mal de déceptions aussi en voyage, genre la Tour Eiffel , pour ne citer qu’elle! Piccadilly Circus en temps habituel, le quartier rouge très glauque à Amsterdam également… Les lieux les plus touristiques ne sont pas forcément toujours les plus impressionnants , et on les a parfois comme tu le dis, vus, revus, et bien photoshopés! Je lis beaucoup d’articles de blogs et vois beaucoup d’images de pays, mais comme j’en lis beaucoup, je les oublie haha 😉 Et quand je sais que je vais me rendre quelque part, j’évite de lire tout article à son sujet avant mon départ 😉 Donc je suis plus ou moins tes conseils également 😉

  • Merci Lili pour cette réflexion ! Pour notre part, l’essentiel est de faire un voyage qui nous ressemble, et notre but n’est pas de tout voir, quitte à rater certains « incontournables » (même si au cours d’un voyage, on y passe parfois par curiosité ou simplement pour des raisons pratiques) ! En Thaïlande, on a volontairement fait l’impasse sur les îles de Phuket et Kho Phi Phi et on a choisi une petite île beaucoup moins connue et c’était parfait ! Et cela se vérifie : les endroits qu’on ne soupçonne pas, dont on attend rien de spécial sont souvent ceux qui nous laissent les meilleurs souvenirs, alors que ceux qu’on idéalise nous déçoivent parfois… par exemple, le Macchu Picchu est un site grandiose dont la réputation n’est plus à faire, mais j’ai été déçu par le côté parc d’attraction, avec les portiques de sécurité pour accéder au site et accueillir un flot de touristes de plus en plus nombreux… loin de la « cité perdue » que je m’étais imaginée (naïveté, quand tu nous tiens). Je crois que c’est une question de feeling, d’affinités que l’on a avec tel lieu, telle situation. Mais heureusement, le monde est vaste et il y a autant de manière de voyager et d’apprécier le voyage, que de voyageurs !

    • Bonsoir Véro, merci de ton retour et partage d’expériences ici. Je pense aussi que le Macchu Picchu est aussi un bon exemple et c’est dommage ! Ça le dessert complètement !

  • Belle réflexion, qui a du traversé l’esprit de beaucoup de voyageurs finalement.
    Je m’émerveille facilement alors les déceptions ne sont pas nombreuses mais il y en a quelques unes évidemment (comme dans la vie en général de toutes façons). Le Mont-Saint-Michel par exemple, me sentir comme un mouton pas vraiment libre de mon itinéraire et la vente des tours eiffels miniatures dans les boutiques du mont ne sont pas mes meilleurs souvenirs. Une de mes journées au Sénégal m’a un peu déçu, parce que le contact humain n’était pas à la hauteur de ce que j’attendais j’imagine.
    A côté de ça, le fait de pouvoir partir hors saison aide beaucoup à relativiser et éviter la déception lié au « trop de monde ». Si j’ai pris beaucoup de pluie sur la tête en Croatie en voyageant en décembre, je me suis aussi retrouvée quasiment seule dans le parc de Plitvice si bondé en été et j’ai pu profiter tranquillement des remparts de Dubrovnik. N’aimant pas la foule, je ne suis pas sûre que le même voyage en été m’aurait autant plu.

    • Ah la Mont St Michel, ton propos ne me surprend pas en fait ! C’est vraiment dommage ! Le hors saison est vraiment top pour cela quand les enfants n’ont pas encore d’obligation scolaire.

  • Bel article et belle réflexion ! Je crois que la présence de touristes ne nous a jamais gêné mais peur etre que cela vient du fait d’être né à Paris ! Le tourisme fait partie de notre quotidien depuis toujours ^^ Par ailleurs, par chance ou enthousiasme naturel, nous n’avons jamais été déçu en voyage ! Peut être parce que nous nous considérons plus comme des vacanciers que des voyageurs ^^ le plus important c’est de nous amuser ! Je te rejoins néanmoins sur la course à toujours plus, c’est fatigant ! Comme si un lieu vu une fois ne valait plus le coup d’oeil ^^ On te souhaite de bien profiter de tes prochains voyages ! Tu as raison de limiter tes attentes ! Ça nous fait réfléchir à en faire autant !

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