Série de billets concernant ma participation au Challenge Lecture Europe dont je vous ai déjà parlé ici.

La Finlande à l’honneur aujourd’hui avec le livre « Purge » de Sofi Oksanen.

Sofi Oksanen est née en 1977 en Finlande, d’un père finlandais et d’une mère estonienne.

Purge est son troisième roman, paru en 2008. Grand succès dans les pays nordiques, il a obtenu de nombreux prix littéraires.
Voici le résumé :

1992, fin de l’été en Estonie. L’Union soviétique s’effondre et la population fête le départ des Russes. Sauf la vieille Aliide, qui redoute les pillages et vit terrée dans sa ferme. Lorsqu’elle trouve dans son jardin Zara, une jeune femme que des mafieux russes ont obligée à se prostituer à Berlin, meurtrie, en fuite, elle hésite à l’accueillir. Pourtant, une amitié finit par naître entre Zara et elle. Aliide aussi a connu la violence et l’humiliation… A travers ces destins croisés pleins de bruit et de fureur, c’est cinquante ans d’histoire de l’Estonie que fait défiler Sofi Oksanen.

 purge de sofi oksanen

L’intrigue ne se passe pas donc pas en Finlande mais en Estonie, dans une ferme avec deux personnages principaux.

Dans un huis-clos parfois étouffant, deux femmes apprennent à se connaitre. Elles ne se connaissent pas mais elles sont réunies dès les premières pages et on devine rapidement que des liens intimes les unissent.

Le style est sobre. Les chapitres sont regroupés en quatre parties avec une dernière composée uniquement de lettres nous éclairant sur tout ce qui a été évoqué auparavant.
J’avais lu ce livre la première fois en revenant de République Tchèque. L’occasion de comprendre un peu mieux l’histoire des pays soviétiques.

Ce livre, c’est l’histoire de deux femmes, de deux destins que tout va rapprocher sans qu’elles le souhaitent vraiment.

purge de sofi oksanen (2)

C’est aussi un livre violent et lourd. Car il témoigne des violences infligées au peuple et plus particulièrement aux femmes, à travers des descriptions de scènes de sexe brutales et crues (la prostitution fait partie de l’intrigue).

Il a été souvent critiqué pour cela car il dérange. Montrer l’horreur de la prostitution n’est pas simple. Pourtant c’est assez courant dans un film ? Y est-on davantage habitué ? On parle souvent du poids des images. Il semble que le poids des mots soit aussi fort.

C’est aussi une formidable illustration de cinquante ans d’histoire en Estonie à travers la chute du communisme.

J’ai vraiment apprécié lire ce livre.

L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

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